Comment vaincre le blocage de l’écrivain ?

Si ce titre vous a interpellé, c’est surement parce que vous ressentez ce blocage. C’est quelque chose d’énervant qui empêche l’expression de nos idées, que ce soit sur le clavier ou le papier. Vous aussi vous recherchez un peu de cette magie qui vous permettra de passer outre le mur qui interdit à votre créativité d’atteindre sa destination ? Avant toute chose, je dois vous expliquer ce qu’est vraiment une personne qui écrit.

Il y a quelques années, j’ai fait la connaissance d’une personne qui écrivait elle-même des textes pour ses chansons. Nous nous sommes liés d’amitié et nous parlions souvent de littérature lorsque nous avions du temps libre. Ce gars, vraiment sympa, savait aussi bien parler de littérature que de musique. De discussions en palabres, nous avons finalement trouvé le point commun qui nous reliait dans nos arts respectifs.

Moi, je me suis présenté comme un écrivain qui cherchait son public et lui comme un artiste musical qui visait le même objectif. À travers nos expériences, nous avions tous deux vécu quelques difficultés pour finalement ne gagner que très peu de reconnaissance.

Lorsque l’on donne beaucoup, on s’attend forcément à recevoir à beaucoup. Mais dans le domaine artistique, l’énergie dépensée dans la création d’une œuvre de l’esprit n’est pas toujours proportionnelle à la récompense. Des milliers d’artistes vous le confirmeront.

Même si cette frustration est facilement maitrisable au début, avec le temps, elle devient si forte qu’elle s’en ressent dans la manière dont vous abordez votre art.

Le paradoxe de l’inspiration

Lorsqu’un écrivain est invité à écrire (c’est tout de même sa fonction première), il doit pouvoir se dire qu’il le fait par passion, celle de l’écriture et des mots. Il n’y a que peu de différence entre un écrivain et un compositeur, un peintre ou un musicien. La démarche qui nous réunit est sensiblement la même : nous créons de l’art avec notre esprit.

Pour l’écrivain, cela se reflète par les mots qu’il assemble pour créer de l’émotion. Au début, il est difficile de savoir si ce que nous créons a de la valeur ou pas, car nous n’avons que très rarement accès à la critique extérieure, autre que celle de notre cercle familial et de nos amis. Alors, en tant qu’artistes, nous devons trouver d’autres moyens de faire valider nos œuvres, en les diffusant sur internet par exemple.

Si vous avez l’ambition de faire de l’écriture un métier qui paye vos factures, internet n’est surement pas le meilleur moyen pour cela. Certes, vous y trouverez toujours des personnes qui vous donneront un avis constructif et bienveillant, mais en réalité nous nous attardons que sur les messages négatifs, car ils nous touchent bien plus personnellement.

Pourquoi ?

Parce que l’histoire que vous avez créée fait partie de vous. Elle est une infime parcelle de ce que vous êtes. Toute critique sera alors prise comme une attaque personnelle et nuira à votre moral. La préoccupation de ne pas être à la hauteur sera alors bientôt votre unique compagnon d’écriture. L’angoisse de la page blanche n’est plus très loin.

Les écrivains sont des gens bien !

Quand j’ai commencé à diffuser mes récits, j’ai parfois (souvent) reçu des retours pas très constructifs et même insultants. Au début, j’avoue avoir eu du mal à encaisser, car je n’avais pas été préparé à cette situation. Avec le temps, j’ai repris confiance en moi et cela a eu un effet incroyable : l’inspiration est revenue comme par magie. J’ai finalement retenu de cette expérience 3 choses qui m’ont aidé à garder mon sang-froid, pour ne plus faiblir dans mes convictions.

« Ce n’est pas de vous dont il est question ! »

Quand je me sens tiré vers le bas, je m’arrête et je me recentre sur l’essentiel. Car, il ne s’agit pas de moi.

Lorsque j’écris un livre, c’est avant tout pour mes lecteurs. S’ils me lisent, c’est que mon style ou mes histoires les intéressent. Les autres, ce dont l’objectif est de vous démolir moralement, n’ont que peu d’importance. Avec le temps, vous saurez faire la différence entre votre public et les autres. Cela ne veut pas dire que votre public sera élogieux à votre égard. Non ! Certainement même qu’il critiquera fermement, un jour ou l’autre, un de vos livres sans restriction. La différence réside dans le fait qu’ils ne le feront jamais avec malveillance.

« Écrivez avec passion en restant vous-même ! »

Vous n’avez pas d’idées ou vous ne savez pas comment développer un récit. Commencez par écrire avec vos émotions avant de partir dans un style académique quelconque tiré d’un ouvrage qui vous garantirait la construction d’un best-seller en moins de 2 semaines.
Restez vous-même, soyez honnête, original et créez de la nouveauté. Vous aurez bien assez le temps, plus tard, de reprendre votre texte pour lui donner de l’emphase. Lorsque l’on écrit avec le cœur, nous touchons le cœur des autres.

« Il reste tant de choses à apprendre ! »

Tout le monde à un avis sur tout et le partage est essentiel à notre condition d’écrivain. Quand je me sens moins inspiré et que la page blanche me fixe pendant beaucoup trop de temps, je me souviens d’une chose : plus je force les idées, moins elles viennent à moi.

Alors, je sors et je cherche l’inspiration dans l’échange. Partager avec les autres, que ce soit son expérience, ses réussites ou bien ses doutes, est aussi bon pour vous que pour les autres. Par ce rituel, nous faisons fuir les fantômes qui se planquent dans nos placards. Tout le monde en a de toute façon : les débusquer est le meilleur moyen de s’en débarrasser.

Après coup, je retourne à mon récit et j’avance pas à pas, jusqu’au mot « fin ». Cela peut prendre un jour, un mois, un an ou plus, mais en fin de compte je me serais libéré de l’angoisse de l’écrivain. J’espère que vous aussi maintenant.

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