Vous voulez changer le monde en écrivant ! Mais comment faire.

Changer le monde en écrivant des textes qui porteront vos idées à un large public, c’est possible et je vous dis pourquoi.

Nous sommes tous plus ou moins influencés par la perception que nous avons de la vie quotidienne. Une publicité pour un sandwich qui excite nos envies, de la glace alléchante en plein été, une plage dorée sous les cocotiers. D’autres choses, bien plus graves, nous interpellent également. Par exemple, la vue d’une marée noire et de mouettes engluées dans les nappes de pétrole.
Nous sommes donc d’accord pour dire que d’une manière ou d’une autre nous sommes tous influençables et influencés, et cela même si beaucoup pensent le contraire avec conviction. Soyons honnêtes un instant. Pour changer le monde, il faut bien ça !

Nous essayons tous d’être de bonnes personnes et cela vaut même pour les « méchants » qui trainent dans nos rues. J’utilise le mot « méchant » pour ne pas dire une grossièreté qui pourrait être censurée par la suite, mais vous aurez compris l’idée.
Ce que je veux dire, c’est que nous partons tous avec le même bagage au début de l’histoire. Nous choisissons d’en faire quelque chose de bon ou non, à la fin de celle-ci. C’est ce que l’on appelle le libre arbitre.
Ce libre arbitre, je pense que vous l’avez également, j’en suis même sûr et c’est pourquoi vous êtes certainement encore attentif à ce que je vous dis.

Vous aussi vous avez envie de laisser quelque chose de valeur dans ce monde. Quelque chose qui marquera les esprits durant une période donnée, voire plus longtemps encore. Bref, quelque chose qui durera après vous : c’est bien la postérité que nous visons par-delà nos actes quotidiens.

Pour obtenir cette notoriété, il faut bien sûr lutter et parfois avec beaucoup d’énergie contre ce que l’on appelle communément le : « ça m’intéresse pas ce qu’il raconte » voire même la variante « je n’en ai rien à faire de ce mec ». J’englobe dans le mot-valise « mec » toute la population féminine, masculine et autre.

Vous avez sûrement déjà eu l’impression que personne ne se soucie de ce que vous dites, de ce que vous écrivez, de ce que vous faites en général. Pourtant vous en êtes persuadé, tout ce que vous transmettez a de la valeur. Enfin, presque tout.

Mais alors, à quoi ça sert de communiquer ses connaissances pour tenter de changer le monde si personne ne veut les entendre ?

À vrai dire, je comprends tout à fait cet état d’esprit qui vous fait ruminer et qui vous frustre. Les gens autour de nous sont tous pareils et je fais partie du lot. L’apathie est le propre de l’homme et de son incapacité à comprendre l’importance de quelque chose qui compte pour une seule et unique personne. Ce n’est que par la répétition et la médiatisation du message que l’on devient intéressant aux yeux des autres, par rien d’autre. Pour changer le monde, il faut en prendre conscience. Avec le temps, j’ai appris que cette situation ne mène qu’à deux résolutions : l’abandon ou l’espoir.

Pour l’abandon, j’en suis passé par là et j’avoue que le sentiment de ne plus avoir à écrire, et donc de me libérer de cette charge, a été pendant un temps la bonne solution qui m’a permis d’y voir plus clair dans mon rôle d’auteur.

Après coup, j’ai repris espoir et j’ai décidé de me reconstruire par l’écriture, car j’estime que même si je ne touche aujourd’hui qu’un public limité, les personnes qui m’ont lu jusqu’ici ont peut-être évolué dans leur état d’esprit après la lecture d’une seule phrase que j’ai pu écrire. Je me demande bien laquelle. 😉

Je le dis avec toute l’humilité possible : je suis conscient de ne pas être l’auteur de la bible.

Donc pour en venir au sujet qui nous tiens en haleine, je suis certain qu’à m’importe quel niveau, l’écriture d’une histoire, d’un récit, d’un conte ou d’un poème peut vraiment changer le monde et faire la différence. Écrire change l’esprit, influence la pensée et permet d’éveiller la réflexion chez ceux qui vous ont lu. Votre écriture change donc le monde, c’est certain.
De temps en temps, je reçois des emails de lecteurs qui ont aimé une de mes histoires ou nouvelles, certains m’ont avoué avoir passé le cap et commencé eux-mêmes à écrire dans l’espoir d’être publiés. En faite, par publié ces personnes cherchent tout naturellement à léguer quelque chose qui leur tient à coeur et c’est normal.

D’autres, beaucoup moins sympathiques, m’ont fait comprendre de façon explicite avoir détesté mon dernier livre. Malgré tout, même ces personnes ont été inspirées par ce que j’avais écrit. Elles ont d’ailleurs ressenti le besoin de me le dire en utilisant la manière qui leur semblait adéquate sur le moment.

Eh ben dis donc, toute cette effervescence parce que j’avais simplement écrit des mots sur du papier. C’est donc ces mots que j’avais imbriqués les uns derrière les autres qui ont été assez audacieux et aventureux pour titiller les méninges de mes lecteurs. J’avais donc changé le monde à ma façon. J’ai mis du temps à comprendre cela.
Dernièrement, j’ai même donné envie à un ami d’aller visiter le Portugal. Ce pays qui a été mon terrain de jeu sur ma dernière histoire. Pourtant, il n’avait pas très envie de partir à l’étranger et pas vraiment au Portugal.

Lorsque j’étais enfant, je voulais changer le monde en devenant un super héros. Adulte, n’ayant pas pu devenir Wolverine, j’ai choisi de changer plus modestement le monde avec mon écriture.

En fait, j’ai toujours avancé dans la vie en me référant à l’une des citations de Oscar Wilde : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ». Je crois sincèrement que vous aussi vous pouvez changer le monde par votre écriture. Et pour vous aider dans cette aventure, je me permets de vous livrer quelques conseils afin de vous inspirer et vous donner l’envie de garder espoir en votre potentiel.

Vos manuscrits ne sont pas publiés, ne vous en faites pas. L’essentiel n’est pas dans la notoriété, dans un premier temps, mais dans la créativité de l’esprit.

Premier conseil : écrivez ce qui compte vraiment à vos yeux.

Arrêtez d’être « mainstream » ! Peut-on encore croire que notre civilisation s’intéresse plus à la futilité, qui ne sert finalement qu’au divertissement de nos esprits, qu’à la valorisation de nos acquis culturels et historiques. Je vous parle bien de ne pas donner de l’importance à ce que la mode du moment essaie d’imposer comme système de pensée unique, la plupart du temps par l’intermédiaire d’icônes aux millions d’abonnées sur les réseaux sociaux. Je vous demande d’écrire sur ce qui compte « pour vous » et uniquement pour vous. Chassez ces informations polluantes et débilitantes pour ne vous concentrer que sur ce qui a de l’intérêt à vos yeux. Cet intérêt est partagé par d’autres, je vous l’assure. Devenez leur porte-parole.

Deuxième conseil : écrivez sans vous enchaîner.

Écrivez avec conviction et sans restrictions ce qui vous tient à cœur. Soyez authentique, c’est ainsi que les lecteurs adhéreront à vos propos, car ils ressentiront votre dévouement, votre passion avant même de raisonner sur votre message. L’important est et sera toujours de rester vous-même.

Troisième conseil : restez dans les clous.

Alors oui, je sais. Cela peut paraitre bizarre après mon deuxième conseil qui était de ne pas entraver son écriture. En fait, il faut faire la différence entre libérer ses blocages naturels, ses restrictions que nous nous imposons parfois par convenance sociale ou parce que nous redoutons d’avoir des réactions diverses que nous ne saurons pas gérer.

En gros, il s’agit ni plus ni moins que du fond et de la forme.

Le fond est évidemment l’essentiel de votre pensée et il faut vous exprimer de telle sorte que votre message soit bien transmis et compris. Mais alors, pourquoi attacher de l’importance à la forme. Simplement parce que toute chose doit être dite de la façon la moins agressive possible pour qu’aucune personne ne se sente sous une quelconque pression malsaine. Vous pouvez dénoncer le drame des migrants en Europe, la malnutrition dans certains pays, les différents conflits qui se déroulent aujourd’hui, le programme politique de certains, mais vous ne devez jamais le faire de sorte que ce soit vous qui passiez pour le méchant de l’histoire. Vous devez garder un regard factuel et impartial, même si vos convictions vous portent vers des extrêmes. Plus explicitement : on peut être modéré et avoir des opinions extrêmes, mais on ne peut être dans l’extrême avec modération.

Alors oui, je parle d’extrême, mais sans aucune référence politique. Il s’agit ici plus d’idées marginales qui ne font pas l’unanimité et qui pourtant ont du sens. Par exemple, pourquoi appelle-t-on Pissaladière, une tarte à l’oignon niçoise. Vaste sujet qui mérite d’être débattu et qui pourrait changer le monde.

Quatrième conseil : soyez cohérent avec ce que vous dites.

Vos lecteurs n’attendent que ça : vous encourager à croire en vous et surtout en vos écrits. Laissez-leur la parole, donnez-leur la possibilité d’entrer en contact avec vous et d’échanger sur vos créations littéraires. Prenez en compte toutes les remarques, regroupez-les et faites en sorte de les intégrer à vos récits. Bien évidemment, il faudra que ces remarques émanent d’un ensemble de personnes. Ce n’est pas la peine de changer votre style parce qu’un seul lecteur vous demande de le faire. Il faut rester fidèle à tous, tout en restant unique.

Tous ces conseils peuvent s’appliquer, quel que soit le genre littéraire sur lequel vous êtes engagé. Récits historiques, policiers, SF, romanesques ou sentimentales, mais aussi sur des essais et nouvelles plus engagés et militants.

Vous pouvez continuer votre développement en lisant mon article sur L’imagination.

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